Si t'es pas antifasciste, t'es quoi ?
Sur une manifestation, j’ai croisé la pancarte : « Si t’es pas antifasciste, t’es quoi ? ». Trop binaire ? T’es avec nous ou contre nous. Voilà un sophisme bien connu : la polarisation manichéenne. J’ai aussi croisé une pancarte avec le même slogan que celui sur la banderole en illustration : « L’antifascisme n’est pas un crime ». Moins manichéen, il met le doigt sur un problème plus important : comment en est-on arrivé à débatre de l’antifascisme et pas de la montée du fascisme ? Comment en est-on arrivé à considérer que le fascisme est acceptable ?